Affaire L’entraîneur, le jockey, "l’entourage" d’un cheval préparent une affaire de mille façons possibles. La plus courante étant de bigorner le cheval longtemps en avance, afin de le présenter "déclassé d’une tonne" dans la course qui sera le lieu de l’affaire. Le public ne se rend compte d’une affaire qu’après la course. Mais le sportsman averti peut deviner qu’ils vont "faire une affaire". Il n’en parlera à personne avant la course. C’est seulement après l’arrivée qu’il s’écrira : "Je l’avais en affaire !". C’est toute la différence avec le "tuyau" qui est une rumeur savamment lâchée dans le milieu afin de faire plonger les caves sur d’autres chevaux. Les "tuyaux" se croisent, se contredisent, se démultiplient si bien qu’il y en a toujours un qui peut se targuer de l’avoir eu en affaire. Sur une course de vingt partants, il y a dix-neuf tuyaux pour une affaire. En réalité, bien sûr, il n’y a que des chevaux qui courent pour gagner, et le meilleur l’emporte.
Jadis, dès l’arrivée de la deuxième course, le vendeur de prono criait à l’entrée de l’hippodrome : "Une très bonne affaire dans la troisième !". Les retardataires savaient ainsi à quelle course on en était. |
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