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Lexique › De Dreux, Pierre Alfred |
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De Dreux, Pierre Alfred (1810-1860) Peintre français né à Paris le 23 mars 1810, mort à Paris le 5 mars 1860.
Enfant, il rencontre Théodore Géricault à la villa Médicis, où le peintre est venu rendre visite à son ami Pierre-Anne Dedreux (le père d’Alfred) qui vient d’obtenir le Prix de Rome d’architecture. Géricault, qui n’a pas eu droit à cet honneur, peint le petit Alfred et sa sœur (voir image), scellant ainsi le début d’une amitié filiale et indéfectible. Dès quatorze ans, Alfred De Dreux (c’est ainsi qu’il signe ses tableaux), de retour à Paris, devient l’élève et le disciple de Géricault auquel il vouera un culte jusqu’à la fin de sa vie.
Le premier tableau réalisé par Alfred De Dreux est une reproduction du Mazeppa de Géricault, et ce sera le seul tableau qu’il gardera toujours avec lui parmi les centaines d’œuvres somptueuses réalisées en trente-cinq ans d’activité. |
Portrait d'Alfred de Dreux et sa soeur Elisabeth, peint par Théodore Géricault.
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Peintre officiel de la bonne société parisienne, la mondanité se venge après sa mort, imposant à l’œuvre un long purgatoire (plus d’un siècle). Ce n’est que récemment qu’on le redécouvre et qu’on prend la mesure de son importance. En effet, dans la généalogie des peintres équestres, Alfred De Dreux occupe une place majeure.
Car, si Géricault a donné au cheval, et au cheval de course, de la noblesse et de la force, Alfred De Dreux lui aura apporté ce que même les Anglais n’avaient pas réussi à lui donner : la vitesse. Bien avant les découvertes du photographe Muybridge, Alfred De Dreux a l’intuition que le réalisme peut rendre compte du phénomène le plus fascinant pour l’homme : la vitesse du cheval. Son séjour en Angleterre, où règne les peintures de Stubbs et de Herring, lui en apprend beaucoup. C’est sans doute dans le mariage des deux styles, français et anglais, que réside l’originalité d’Alfred De Dreux.
Si l’on mesurait comme jadis l’importance d’un peintre à la notoriété de ses élèves, il suffirait de citer le peintre René Princeteau qui, mieux que tout autre, prolongera son œuvre, avant d’inspirer Toulouse-Lautrec.
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