Handicap De l’anglais hand : main et cap : chapeau, littéralement la main dans le chapeau. Le "hand in cap" était un jeu dans lequel on se disputait des objets personnels, les mises étant jetées dans un chapeau. Le mot s’est contracté pour désigner une compétition entre chevaux vers 1754, puis une course de chevaux en général. Il est entré dans la langue française avec la mode des courses (1830).
Aujourd’hui, au galop et au trot monté, les handicaps sont de nature pondérale : le jockey devant "accuser" un certain poids sur la balance avec sa selle et son tapis de plomb. On dira qu’il doit "faire le poids". Au trot attelé, c’est avec la distance (25, 50 ou 75 mètres) que sont fixés les handicaps.
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Il y a deux types de handicaps, philosophiquement très différents et même opposés :
a) Dans les courses dites "classiques" (courses de Groupe, courses nationales, européennes, ou internationales) les handicaps sont destinés à établir entre les mâles et les femelles d’une part et entre les âges d’autre part une sorte d’équité universelle : les femelles recevant du poids des mâles, les jeunes recevant du poids des plus âgés. Ces handicaps sont fixés une fois pour toute. Ils ne tiennent jamais compte des performances antérieures des chevaux qui gardent ainsi leur valeur intrinsèque les uns par rapport aux autres.
b) Dans les courses de séries, ou "courses à conditions", appelées aussi "handicaps", ce sont les performances des chevaux qui déterminent les handicaps, mais aussi les performances des jockeys (les apprentis recevant du poids des professionnels). Le principe consiste à égaliser les chances de tous les concurrents d’une course de manière à en rendre le résultat plus indécis. Ainsi, les paris sont plus attractifs, les recettes des opérateurs augmentent.
C’est le handicapeur qui fixe l’échelle des poids au vu des performances récentes ou anciennes de chaque cheval. La difficulté réside pour lui à ne pas tenir compte des fausses contre performances des chevaux destinées à l’influencer. Le handicapeur devient vite la bête noire des entraîneurs qui protestent du poids exagéré imposé à leur cheval. Rappelons qu’on estime le handicap d’un kilo à une longueur.
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