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Lexique › Ovide, dit Publius Ovidius Naso
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Ovide, dit Publius Ovidius Naso
(43 av. J.-C. - 17)
Poète latin né en 43 avant J.C., mort en 17 après J.C.
Très apprécié de la société romaine, Ovide a fait de l’élégie son principal terrain artistique. Au travers d’œuvres érotiques, telles que l’Art d’aimer ou les Héroïdes, il a su montrer beaucoup de verve et d’originalité. Passionné par la mythologie, il reste également gravé dans les mémoires comme étant le compositeur des Métamorphoses. Ovide voit le jour en Italie, au sein d’une famille de chevalier relativement aisée. Dès qu’il atteint l’âge requis, il est envoyé à Rome afin de suivre des études de droit. Il continue dans cette voie et se rend à Athènes pour clore sa scolarité....
Quelques citations extraite des Amours, relatives aux chevaux :

Ovide, dit Publius Ovidius Naso - Ovide, dit Publius Ovidius Naso -

« Quel que soit celui que tu supportes, quel heureux meneur de chevaux ! […]
Ce n'est pas par goût que j'assiste aux courses de chevaux renommés, mais je souhaite que celui qui a tes faveurs remporte la victoire. C'est pour parler avec toi que je suis venu, pour être assis près de toi, pour que l'amour que tu m'inspires, tu ne l'ignores pas. Toi, tu regardes les courses; moi, je te regarde ! regardons chacun ce qui nous plaît et que chacun en repaisse ses yeux. Heureux ton cocher favori, quel qu'il soit ! T'a-t-il jamais regardée celui dont tu te soucies ? Si cela m'arrive, je conduirai avec fermeté les chevaux sortis des loges sacrées. Tantôt je lâcherai la bride, tantôt je fouetterai leur dos, tantôt je raserai les bornes, avec ma roue gauche. Mais si, en pleine course, je t'aperçois, je lâcherai tout et les rênes oubliées me glisseront des mains.
[…]
Clou du spectacle, dans le cirque maintenant vide, le préteur a lâché de leur loge, sur la même ligne, les quadriges. Je vois à qui tu t'intéresses : il gagnera, ton favori, quel qu'il soit; ton désir, les chevaux eux-mêmes, à mes yeux, le connaissent. Malheur à moi ! Il contourne la borne en un large virage. Que fais-tu ? Le suivant a rasé la borne avec son essieu et te talonne. Que fais-tu, malheureux ? Tu ruines les espoirs de mon amie. De grâce, tire la rêne gauche d'une main vigoureuse ! Notre favori est un incapable, mais oui, faites-les recommencer, citoyens romains, et, en agitant vos toges, manifestez de partout ! Ah ! on les fait recommencer ! Mais pour éviter que le mouvement des toges ne dérange tes cheveux, tu peux t'abriter au creux de mon manteau. Et déjà, l'enclos déverrouillé, les barrières s'ouvrent à nouveau; le peloton multicolore s'élance à bride abattue. Cette fois au moins, sois vainqueur; la piste est libre, redresse-toi. Fais tout pour que mes voeux, ceux de ma maîtresse soient exaucés. Ses vœux sont exaucés, restent les miens. L'aurige a sa palme, moi je dois encore gagner la mienne. Elle a souri et, d'un clin d'oeil qui en dit long, elle a promis ... une promesse. »



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