Panier "Sorte de muselière en cuir assez large et assez haute, pour que la tête du cheval y entre à l’aise jusqu’à la joue environ ; une lanière en cuir assez semblable à la têtière d’une bride, et passant par-dessus les oreilles, le fixe à la tête. Ce panier est percé de plusieurs trous à la hauteur des naseaux, pour que l’animal puisse respirer. Le but du panier est d’empêcher le cheval de manger sa litière. On s’en sert lorsqu’on a affaire à un animal vorace, qui mange tout ce qu’il trouve, et annihile ainsi le résultat de son hygiène et de son travail. On l’emploie également la veille d’une course ou d’un galop sévère, afin que le cheval, après avoir mangé sa nourriture habituelle, ne se gonfle pas l’estomac avec de la paille.
Il en est du panier comme du nattage et de tous les soins préparatoires, qui peuvent révéler au cheval l’approche de la course, ou d’une exigence sévère. C’est une précaution utile et logique, mais on est, le plus souvent, obligé d’y renoncer, parce que le cheval, connaissant la signification de ces préparatifs, s’en inquiète, devient nerveux, et qu’alors les effets de cette impressionnabilité lui sont beaucoup plus nuisibles que l’inconvénient même que l’on désire éviter."
(Dictionnaire du sport français, de Ned Pearson, O. Lorenz, 1872 Paris.) |
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