Tiercé En 1954, encouragées par le succès du couplé, les sociétés de courses demandent aux Carrus de réfléchir à un pari où le joueur devrait désigner les trois premiers chevaux d’une course, dans l’ordre exact d’arrivée. Le plus difficile était de mettre au point le système d’enregistrement, de tri, et de calcul rapide. Cela fut fait en famille. Restait à trouver le mot de "l’invention". On cogite chez les Carrus : triplet, tierce, trio, triangle ? "Pourquoi pas la Trinité, pendant que vous y êtes ?" C’est alors que la bonne espagnole vient servir le café à ces messieurs. C’est elle qui, la première, aurait prononcé le mot "tiercé". Il fut illico adopté.
Dire que les Carrus sont les "inventeurs" du tiercé, c’est une exagération. L’idée de classer les trois premiers d’une course date au moins de l’Antiquité et de ses Jeux olympiques. En fait, personne n’a inventé le tiercé, pas plus Guy Lux qui l’a sérieusement prétendu que les Carrus qui l’ont laissé dire.
S’il fallait chercher les prémices de ce concept, on les trouverait dans le William Turf, un journal de courses français qui, dans son numéro du 14 février 1878, pour lancer sa campagne d’abonnement, propose un prix de 2 000 francs au premier lecteur capable de trouver les trois premiers du Jockey Club dans l’ordre exact d’arrivée. |
Lancement du tiercé en 1954
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